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21/11/2017

Etre journaliste, par Stéphane Demazure

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Qu’est-ce que le métier de journaliste ?

C’est informer la population sur différents sujets : la politique, le cinéma, l’environnement, la science, le sport, et d’autres encore. Un journaliste peut travailler pour un journal papier, une chaîne de radio, une télévision ou un site Internet et parfois pour plusieurs d’entre eux. Cela veut dire qu’il y a beaucoup de métiers dans le journalisme ? En effet, le journaliste c’est celui qui présente le journal à la télé, réalise un reportage, interviewe une star ou dirige une équipe, comme Stéphane Demazure. Mais dans tous les cas il s’y prend de la même manière : il cherche des informations et les communique en s’adaptant à son public. Il ne va pas par exemple s’adresser de la même façon à des enfants ou à des adultes. En France, il y a 36 000 journalistes. Ils ont une carte de presse qui leur permet d’entrer facilement dans des musées, des expos, pour mieux informer.

 

La plupart d’entre eux a fait une école de journalisme mais leur métier évolue constamment. Ils apprennent en permanence pour utiliser de nouveaux outils : logiciels, sites Internet, réseaux sociaux, applications. De plus, un journaliste a le droit de dire ce qu’il considère important pour le respect des autres, c’est la liberté de la presse et d’expression. C’est ainsi qu’après enquête, des journalistes arrivent à faire éclater au grand jour des scandales impliquant des personnalités ou des entreprises, rappelle Stéphane Demazure. Le travail des journalistes est donc nécessaire pour que chacun soit bien informé et se fasse une libre opinion sur tous les sujets.

Comment les journalistes mènent-ils l’enquête ?

Prenons un exemple : un réseau international de journalistes est en train de réaliser une grande enquête qui fait beaucoup de bruit : l’affaire des Panama Papers. Il s’agit de révélations sur des centaines de personnalités qui ont caché une partie de leur fortune pour payer moins d’impôts. Ce réseau regroupe plus de 190 journalistes issus de 65 pays qui ont collaboré et échangé leurs informations pour publier cette enquête.

Mais comment font-ils pour trouver ces informations ? Les journalistes doivent d’abord connaître pleinement leur sujet, indique Stéphane Demazure, en lisant des livres et en discutant avec des experts. Il faut aussi savoir poser les bonnes questions et trouver des documents et des témoins pour y répondre. Parfois, les journalistes profitent de fuites des informations secrètes qui leur sont transmises comme dans l’affaire des Panama Papers. Les enquêteurs ont reçu une liste de noms et de comptes bancaires secrets mis en place avec l’aide d’une entreprise du Panama.

En effet, pas question de publier une information sans preuves ! Les journalistes ont donc vérifié dans le détail cette liste de noms et de comptes bancaires. Ils doivent aussi protéger leurs sources c’est-à-dire les personnes qui leurs donnent des informations confidentielles. C’est pourquoi personne ne connaît le nom de la personne qui a donné les documents de l’affaire des Panama Papers. Les journalistes espèrent que d’autres sources vont les aider pour faire avancer leur enquête. 10 millions de documents ont déjà été transmis par la source des Panama Papers ; ce scandale n’est pas prêt de s’achever.

06/11/2017

Le métier de pigiste

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Stéphane Demazure vous propose aujourd’hui de découvrir une nouvelle facette du journalisme avec le métier de pigiste. Mais en fait, on ne peut pas vraiment parler de métier de pigiste dans la mesure où, plutôt qu’une profession en soi, il s’agit d’un statut particulier de journaliste. Être pigiste, c’est n’être intégré à aucune rédaction, et être plus indépendant. Le pigiste propose ses services sous formes de missions (à la pige) pour lesquelles il sera rémunéré. Il est en quête permanente d’informations. Aussi, il n’hésite pas à se déplacer pour démarcher rédacteurs en chef (comme moi Stéphane Demazure) et leur proposer des sujets d’articles. Le pigiste peut être polyvalent ou spécialisé dans un domaine en particulier, il peut travailler pour différents types de médias : radio, journaux, web, télévision.

Les qualités requises pour être pigiste par Stéphane Demazure

Le pigiste doit disposer d’une bonne capacité d’adaptation car il doit savoir s’adapter à la ligne éditoriale de chacun dans un laps de temps réduit. Ceci lui permet d’être indépendant mais lui demande également une grande rigueur, un sens de l’organisation et de l’autonomie car il doit être capable d’exercer sans surveillance ni horaire. En tant qu’indépendant, il disposera de son propre matériel informatique et matériel d’enregistrement de l’information, rappelle Stéphane Demazure. Il s’agit d’un métier imprévisible car on ne sait jamais quelle nouvelle va faire la une de l’actualité ; aussi le pigiste n’hésite pas à relancer les journaux pour proposer ses tous derniers articles fraîchement rédigés. Il doit bien sûr faire aussi preuve de curiosité pour pouvoir rédiger sur des sujets divers et variés.

Formations pour devenir pigiste

Dans la plupart des cas, une formation universitaire en communication ou en journalisme (école spécialisée) est nécessaire. La Convention Collective Nationale des Journalistes reconnaît ainsi 14 écoles de journalisme situées à Paris, Tours, Bordeaux, Lille, Marseille…

Fonctions et évolution

Généralement jeune diplômé, il travaille pour un ou plusieurs médias. La faiblesse du métier de pigiste, indique Stéphane Demazure est que les missions ne sont pas régulières, au même titre qu’un travail d’artiste ou de traducteur par exemple. Le pigiste n’est donc pas salarié d’un organisme particulier puisqu’il vend ses articles à différents médias. Il peut intégrer une rédaction au bout de quelques années d’expérience et peut se spécialiser dans un domaine particulier. Au niveau du salaire, cela est très variable puisque le pigiste est rémunéré selon sa mission et les prix fluctuent en fonction du journal. En ayant des contacts réguliers, un pigiste touche environ 1200 € nets par mois.