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06/11/2017

Le métier de pigiste

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Stéphane Demazure vous propose aujourd’hui de découvrir une nouvelle facette du journalisme avec le métier de pigiste. Mais en fait, on ne peut pas vraiment parler de métier de pigiste dans la mesure où, plutôt qu’une profession en soi, il s’agit d’un statut particulier de journaliste. Être pigiste, c’est n’être intégré à aucune rédaction, et être plus indépendant. Le pigiste propose ses services sous formes de missions (à la pige) pour lesquelles il sera rémunéré. Il est en quête permanente d’informations. Aussi, il n’hésite pas à se déplacer pour démarcher rédacteurs en chef (comme moi Stéphane Demazure) et leur proposer des sujets d’articles. Le pigiste peut être polyvalent ou spécialisé dans un domaine en particulier, il peut travailler pour différents types de médias : radio, journaux, web, télévision.

Les qualités requises pour être pigiste par Stéphane Demazure

Le pigiste doit disposer d’une bonne capacité d’adaptation car il doit savoir s’adapter à la ligne éditoriale de chacun dans un laps de temps réduit. Ceci lui permet d’être indépendant mais lui demande également une grande rigueur, un sens de l’organisation et de l’autonomie car il doit être capable d’exercer sans surveillance ni horaire. En tant qu’indépendant, il disposera de son propre matériel informatique et matériel d’enregistrement de l’information, rappelle Stéphane Demazure. Il s’agit d’un métier imprévisible car on ne sait jamais quelle nouvelle va faire la une de l’actualité ; aussi le pigiste n’hésite pas à relancer les journaux pour proposer ses tous derniers articles fraîchement rédigés. Il doit bien sûr faire aussi preuve de curiosité pour pouvoir rédiger sur des sujets divers et variés.

Formations pour devenir pigiste

Dans la plupart des cas, une formation universitaire en communication ou en journalisme (école spécialisée) est nécessaire. La Convention Collective Nationale des Journalistes reconnaît ainsi 14 écoles de journalisme situées à Paris, Tours, Bordeaux, Lille, Marseille…

Fonctions et évolution

Généralement jeune diplômé, il travaille pour un ou plusieurs médias. La faiblesse du métier de pigiste, indique Stéphane Demazure est que les missions ne sont pas régulières, au même titre qu’un travail d’artiste ou de traducteur par exemple. Le pigiste n’est donc pas salarié d’un organisme particulier puisqu’il vend ses articles à différents médias. Il peut intégrer une rédaction au bout de quelques années d’expérience et peut se spécialiser dans un domaine particulier. Au niveau du salaire, cela est très variable puisque le pigiste est rémunéré selon sa mission et les prix fluctuent en fonction du journal. En ayant des contacts réguliers, un pigiste touche environ 1200 € nets par mois.

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